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 casey | let me smoke dude

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Alexis Ramirez
Alexis Ramirez
ni pute ni soumise ! … oh wait…
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oh she's sweet but a psycho
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avatar_ : lucy boynton.
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statut_ : femme d'une nuit et non d'une vie - occupée à louer son corps la nuit.
quartier_ : mexicantown - poupée à la peau blanchâtre entourée de couleurs. attachée aux origines de ses défunts parents adoptifs - elle réside dans un appartement convenable grâce à son commerce nocturne.
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MessageSujet: casey | let me smoke dude   casey | let me smoke dude EmptyVen 23 Aoû - 13:52

mirettes rivées sur les aiguilles de l'horloge posée sur les murs immaculés d'un blanc dépressif. cliquetis qui tourne dans ta tête pour te rappeler que les secondes passent mais que tu as l'impression que le temps s'est figé pour subir davantage les paroles d'un professeur tout juste bon à enfermer. la fin des études n’est plus si loin mais tu luttes contre tes démons pour ne pas y mettre un terme, pour pouvoir un jour avoir la fierté d’exposer ton diplôme au nez des dégénérés et les convaincre que tu es celle qui leurs faut, l’unique personne capable de soigner leurs maux, alors que tu es tout autant à enfermer qu’eux quand les songes de tes parents tournoient dans ta tête pour t'entraîner dans une folle crise de nerfs.

ordinateur posé sur la table de l’amphithéâtre à moitié vide, tu cherches le moyen de t’évader d’un cours que tu n’as plus envie de suivre. trop de données, trop de chiffres, trop de formules. t’as le cerveau prêt à exploser, le palpitant qui bats dans les tempes. tu joues avec un crayon puis avec tes cheveux, ouvre une page internet puis la ferme aussitôt. il y a des jours comme ça, où t’as plus envie de rien. où tu es juste là physiquement avec ton psychique qui s’est évaporé pour te débrancher, comme un jouet qui n’aurait plus de piles. des jours où t’aimerais rester dans ton lit, à hiberner comme un ours, pour ressurgir des mois plus tard. avoir la paix, pouvoir souffler. laisser vanité de côté pour t’éclater, oublier les péchés. mais tu peux pas tout envoyer valser, t’as besoin d’avoir un métier plus tard pour que lui seul subvienne à tes besoins et que tu puisses arrêter d’être une prostituée. parce qu’honnêtement, t’as tout sauf envie d’écarter les cuisses jusqu’à soixante-dix piges. tu risquerais même de plus attirer grand monde mis à part ceux friand des femmes mûres.

tu grimaces en imaginant ta future peau fripée, tes cheveux blancs, tes yeux fatigués et tu poses tes mains sur ton visage pour tenter d’oublier cette vision néfaste. t’as besoin d’un remontant, de quelque chose qui te fait planer. tu pourrais juste rentrer chez toi et te bourrer de médicaments pour dormir jusqu’au lendemain mais t’as besoin de plus. de quelque chose de plus fort, capable de t’envoyer dans la contrée des hallucinations. t’attrapes ton téléphone, tu parcours la liste de tes contacts en soupirant comme un enfant que l’on viendrait de gronder. tes iris s’arrêtent sur un prénom en particulier, sur une personne que tu as rencontré dans des circonstances plutôt… spéciales. rictus au coin des lèvres, tu n’hésites pas à envoyer le message.

« chez moi dans une heure ça te dit ? j’me fais grave chier j’ai b’soin de décompresser »

sonnerie qui te libère de l’emprise de la faculté et tu te hâtes pour ranger tes affaires avant de prendre la porte en direction de ta voiture. contact allumé, musique qui te caresse les oreilles, tu te diriges vers ton appartement acheté avec l’argent de tes ébats nocturnes dans le quartier de ton enfance, celui qui t’as vu grandir et devenir orpheline quand t’étais encore minot. celui qui t’as accueilli quand tu dormais sur ses bancs, quand tu volais dans ses poubelles et celui qui t'as vu prendre la meilleure et en même temps la pire décision de ta vie…
voiture rangée, étages montés, tu t'assoies sur le canapé, verre à la main. t’attends une réponse de casey. t’espères qu’elle sera positive. parce qu’en ce moment, c’est lui et seulement lui que t’as envie de voir. parce que tu sais que c'est lui qui pourra te faire oublier ta sale journée avec sa tonne de marchandise prohibée. lui et pas un autre.  


_________________

☽☽ toutes les machines ont un cœur t'entends, toutes les machines ont un cœur dedans qui bat qui bat qui bat comme on se bat maman comme on se bat pourtant moi des idées j'en ai mille tout au bout de mes doigts des étincelles et des îles des ailes que je déploie...

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