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 la grande évasion (zaza)

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Seven Popescu
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MessageSujet: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyLun 15 Juil - 10:11

Putain de squat, putains de junkies, putains de dealers à la con. Il est énervé d'être là. Mais il a pas le choix – ces derniers jours, sa colère est telle qu'elle l'empêche complètement de fonctionner. Il dort pas, mange à peine, fracasse tout ce qui se trouve sur son passage. Son visage se remet difficilement de ses blessures, mais l'état de ses mains ne fait qu'empirer. Il cogne trop fort et trop souvent pour que ses phalanges aient le temps de cicatriser.

Alors il est là. Agité, nerveux, les doigts agrippés aux quelques billets enfoncés dans ses poches. Tout ce qu'il veut c'est un peu d'héroïne, pour se calmer ne serait-ce que quelques heures. Il a l'impression que sa tête va exploser à force de surchauffer. Mais à peine le temps d'échanger quelques mots avec le dealer que tout s'écroule. Quelqu'un gueule que les flics sont là et tout s'accélère, ça s'met à fuir comme une ruée d'insectes sous acide, chacun pour sa peau dans la panique générale. Il part à contre-courant, se tirant dans le sens inverse de la cohue. Un peu plus loin il voit une fenêtre, puis une silhouette en uniforme qui lui barre soudain le passage. Il ralentit mais ne s'arrête pas, passant ses options en revue rapidement : tenter le tout pour le tout quand même, ou faire demi-tour au risque de se jeter directement dans la gueule du loup. Un type, ça peut être jouable. Plusieurs, il n'aura aucune chance et il le sait. Alors il s'obstine. L'autre lui ordonne de s'arrêter mais il lui fonce droit dessus, chargeant comme un taureau enragé. Le choc est rude, ils se ramassent au sol, Seven qui lui tombe dessus lourdement. Il profite de la confusion passagère pour lui coller son poing en plein visage, avant de se redresser pour se ruer à la fenêtre. Il lutte avec le mécanisme mais c'est bloqué, il a beau forcer, ça n'veut pas s'ouvrir. – PUTAIN ! Stressé, furieux, il s'acharne encore et encore, l'esprit complètement figé sur ce qu'il fait. Il n'entend pas l'autre se relever dans son dos. Le coup de matraque le prend par surprise, violent, vicieux. Ça fait vibrer toute sa colonne vertébrale et il se courbe en arrière, lâchant un cri de douleur. Le deuxième coup suit alors qu'il se retourne, venant cueillir ses côtes. Il tente une riposte, saisissant l'arme pour l'immobiliser au moins quelques secondes, en profitant pour balancer son crâne contre le sien brutalement. L'autre est désorienté ; Seven se pense déjà grand vainqueur. Erreur fatale. Il ne voit pas venir le taser. C'est l'électrochoc qui lui indique ce qui est en train de se passer, il reconnaît la sensation. La plus douloureuse des morsures. Tous ses muscles qui se crispent en même temps, son organisme qui se fige, les connexions entre ses neurones qui se coupent. Il s'écroule, complètement neutralisé.

Tout le reste est flou. Quand il retrouve toutes ses facultés, il est déjà à l'arrière d'une voiture de police, menotté. On le traîne comme un chien en laisse jusqu'au commissariat, on prend ses empreintes puis ses affaires – ses lacets, son portable, ses clés, les maigres billets qu'il avait réussi à amasser – et on le jette en cellule. Une fille est déjà là, installée dans un coin. Il arque un sourcil en se tournant vers le flic qui referme la grille. – Z'êtes pas censés séparer les meufs et les mecs ? Sûrement qu'ils ont plus tellement le choix. Les cellules devant lesquelles ils sont passés sont toutes pleines à craquer, ça doit être la seule où il reste de la place. – Ben écoute, t'as qu'à appeler le service client pour porter réclamation. Le type a l'air aussi las qu'exaspéré, le ton monocorde et le regard morne. Il tourne les talons dans la seconde qui suit.

Seven se rapproche et tire bêtement sur la porte, sachant parfaitement qu'elle ne va pas s'ouvrir. Il s'énerve tout seul, secouant les barreaux entre ses doigts crispés, balançant un coup de pied brutal en signe de mécontentement. L'idée d'être en cage le rend fou et surtout, ça ne l'arrange pas d'avoir été arrêté. Il a pas envie de demander à qui que ce soit de venir le chercher, de voir ces informations s'ajouter à leurs fichiers à la con. Son casier est déjà assez long à son goût. Et surtout, il pense à Savannah. À sa bande, à Frankie, qui le cherche sûrement depuis des mois. Ça le rend parano. L'impression que cette arrestation stupide va le trahir et qu'elle saura tout, qu'elle va le trouver, débarquer, tout faire foirer.

Il peut pas rester là.

Faisant volte-face, il plante son regard sur sa compagne de cellule, la jaugeant un instant. – Eh, tu veux pas m'filer un coup d'main ? Faut qu'je sorte. C'est viscéral, mais même avec toute la rage du monde, il pourra pas plier les barreaux. Il a besoin d'un plan – et ça n'a jamais été son fort. – Tu sais jouer la comédie ? Genre faire un faux malaise ou une attaque ou j'sais pas quoi ? Ça devrait pouvoir attirer quelqu'un. Pour la suite, son idée ne va pas plus loin qu'assommer le flic et sortir de la cellule. De toute façon ça repose principalement sur l'inconnue et pour ça, il faudrait d'abord qu'elle accepte. Il réfléchit déjà à comment lui forcer la main, au cas où elle serait réticente. Essuyer un refus n'est pas une option envisageable.

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Zaza Molina
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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyMar 13 Aoû - 21:16

Elle titube sur le trottoir, révoltée, un sac plastique rempli de choses diverses et variées qu'elle a acheté dans une épicerie ouverte 24/24h sur sa route. Elle grommèle toute seule, attire les regards inquiets et moqueurs des gens qui la croisent, mais elle s'en fiche, elle ne les voit même pas. Elle est obnubilée par sa mission, sa quête. Quand elle arrive enfin devant la petite baraque où vit Ali, elle s'arrête et l'observe longuement, avant de secouer la tête de gauche à droite. Elle tente une première approche soft. Elle vient sonner, frapper à la porte, de toutes ses forces. Et très vite, sa voix se joint au vacarme. Elle gueule son prénom, lui ordonne d'ouvrir et très vite elle se met à l'insulter. Les mots fusent tout seul, rage contenue qui explose ce soir de façon démesurée. Encore une fois, elle est alcoolisée. Ça devient un peu trop habituel ces derniers temps. Elle se met à frapper plus fort, lui gueule des "je sais qu't'es là" alors qu'elle n'en sait rien. Ali a souvent tendance à vagabonder à gauche, à droite. Il ne serait pas étonnant qu'il ne soit même pas présent. Mais elle s'en tape, elle insiste. Et comme rien ne se passe, elle finit par se reculer un peu, elle sort son téléphone et enclenche une playlist qu'elle met à fond, histoire de se mettre dans l'ambiance. Pas le genre de chansons douces que l'on écoute le soir avant de s'endormir. Non, plutôt le genre de truc qui crache, qui fait monter l'adrénaline et qui vous motive à souiller la baraque de votre ex. C'est là qu'elle sort une boite d’œufs de son sac plastique. Et sans plus attendre, elle en lance un. — Ce sera un œuf pour chaque meuf que tu t'es tapé pendant qu'on était ensemble, ENFOIRÉ ! Ça va en faire pas mal. Mais elle a prévu le coup, elle a pris une boite de 24. Les lancers s'enchainent et elle continue de gueuler. Parfois elle s'interrompt pour chanter un peu - hurler plutôt. Tant et si bien que bientôt, tout le voisinage s'en mêle. Ça beugle des ta gueule et autres joyeusetés. Mais elle s'en tape, elle continue son bordel. Quand elle est à court d’œufs, elle sort la suite. De la mousse à raser et du papier toilette. Un classique. Mais elle se doute que ce doit être bien chiant à nettoyer. Et rien ne lui fait plus plaisir que d'imaginer la tête d'Ali face au nettoyage qui l'attend.

Son manège dure un moment, mais malheureusement les flics se mêlent assez vite à sa petite fête privée. Les choses dégénèrent, elle hurle, se défend, proteste, elle balance même de la mousse à raser sur certains d'entre eux juste avant de prendre la fuite. Mais ils la rattrapent sans la moindre difficulté. Et après une dernière crise, elle finit par se faire embarquer et jeter à l'arrière. Et là, elle se met à chialer. Les flics sont clairement dépassés - et surtout exaspérés. Elle n'est probablement pas la première cinglée qu'ils ont ramassé dans un état lamentable à cause d'un mec. Ce soir, elle a fait dans le cliché. Tant pis, elle aura toute la vie pour s'en mordre les doigts.

Une fois au commissariat, dépassés par tout le bordel et Zaza ne représentant clairement pas le moindre danger, ils la foutent rapidement dans une cellule, lui indiquant qu'ils reviendraient s'occuper d'elle plus tard. Elle s'en fiche, balaie cette information d'un revers de la main et finit par s'affaler sur le banc, dans un coin. Elle a arrêté de pleurer et se contente de comater, effet secondaire classique de l'alcool lorsque la montée est terminée. Elle n'a pas la moindre idée du temps qui s'écoule. Mais c'est seulement lorsqu'elle entend à nouveau le bruit de la porte de sa cellule s'ouvrir qu'elle émerge, croyant que l'on vient pour elle. Mais elle se plante. Les flics semblent lui apporter un nouveau partenaire et il ne lui faut environs que 3 secondes pour établir le fait qu'elle ne l'aime pas. C'est comme ça, sa tronche ne lui revient pas. Un blanc bec, rasé, tatoué. Le genre de mec qu'elle fuit comme la peste. Elle roule des yeux et soupire, blasée, ignorant le petit échange qu'il a avec le flic. Manque de pot, en plus de ressembler à un fidèle d'Herman, le mec est clairement un fauteur de troubles. Il s'acharne sur la grille comme un crétin, éveillant chez Zaza un mal de crâne. Elle grimace et râle, excédée. Elle écarte un bras et gueule pour attirer son attention. — Ohhhhhhh Hulk ! Calme-toi p'tain. Elle grogne un peu, maudissant le ciel de lui avoir mis un putain de caniche enragé dans sa cage. Il fait volte-face et les deux se jaugent. Zaza fait la moue en observant toutes les blessures sur sa tronche. Elle le devance. — T'as une sale gueule. Qu'elle lâche spontanément, le ton un peu monotone. — C'est eux qui t'ont fait ça ? Eux, les flics. Et puis, elle éclate de rire, un truc un peu vaseux. Elle secoue la tête, comme si elle était amusée de sa propre connerie. Il ne doit pas comprendre, mais dans sa tête l'idée qu'un blanc se fasse fracasser par des flics aussi salement l'amuse grandement. Parce que ça lui semble incongru ; impossible. Elle soupire tranquillement, retrouvant son calme. Et c'est là que lui enchaine.

Eh, tu veux pas m'filer un coup d'main ? Faut qu'je sorte. Elle hausse les sourcils et le dévisage longuement avant d'échapper un petit rire moqueur. Elle fait la moue et détourne les yeux, ne le prenant pas au sérieux. — Okok, fais pas trop d'bruit en partant. Elle se marre à nouveau, sidérée par l'absurdité de ses propos. Il doit être encore plus défoncé qu'elle, c'est sûr. Pourtant, il ne lâche rien et s'obstine dans son idée stupide. — Tu sais jouer la comédie ? Genre faire un faux malaise ou une attaque ou j'sais pas quoi ? Elle roule des yeux et soupire, exaspérée. Elle lui dirait bien de lui foutre la paix, mais il a l'air d'être du genre relou. Elle se redresse un peu, acceptant de lui accorder un peu de son temps - juste un peu et juste parce qu'elle n'a rien de mieux à faire. — Ouais, et ensuite mister Michael Scofield, hm ? Tu frappes le gardien et tu pars en courant pour quitter un commissariat bondé de flics ? Elle l'observe et ricane à nouveau, pointant ses chaussures. — T'as même plus d'lacets. Elle secoue la tête de gauche à droite. — T'as aucune affaire sur toi, j'imagine qu'ils ont dû prendre tes empreintes et tout du coup avant d'te foutre ici. Donc en t'barrant, tu fais qu'aggraver ton cas. Sauf si t'as l'intention de vivre ta vie en cavale, chacun son kiffe, j'juge pas. Elle souffle par le nez et se laisse retomber en arrière, un peu nonchalante. — Non, si tu voulais faire les choses bien faudrait faire v'nir deux flics, piquer leurs fringues tout en priant qu'personne ne surveille la caméra dans la cellule à ce moment-là. Ensuite faudrait se fondre dans la masse en priant pour qu'ils soient tous assez cons pour ne pas nous capter, aller récupérer tes affaires et ton dossier et ensuite sortir calmement pour ne pas attirer l'attention. Mais ça me semble un peu compromis, ça va prendre du temps et ok, c'est la folie ce soir, mais ce s'rait quand même dingue qu'on s'fasse pas cramer. Et moi pour l'instant j'ai rien fait d'grave, donc ça me semble pas du tout rentable ton histoire. Elle baisse la tête vers lui, lui lance un regard faussement désolé et hausse les épaules. — Bonne chance en tout cas. Et elle referme les yeux, bien décidée à se remettre à pioncer en attendant que le temps passe, résignée.

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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyMer 14 Aoû - 19:02

– Ohhhhhhh Hulk ! Calme-toi p'tain. Il fait volte-face pour observer sa compagne de cellule, qui ne choisit pas franchement la meilleure façon de se manifester. Son menton se lève avec mépris. – Ferme-la toi. C'est sec mais pas agressif, plus une contre-attaque qu'une réelle insulte. Clébard qui grogne par principe mais ne sort pas encore les crocs. – T'as une sale gueule. C'est eux qui t'ont fait ça ? L'idée le fait presque ricaner, mais il a pas le temps de répondre qu'elle éclate carrément de rire, sans qu'il comprenne vraiment pourquoi. Silencieux, il la jauge d'un air sceptique, pas tout à fait certain de savoir comment réagir. La conclusion finale est simple : elle doit pas avoir la lumière à tous les étages. Ça vaut sûrement pas le coup de s'y attarder.

Il se désintéresse d'elle un instant, mais sa paranoïa le rattrape et le fait changer d'avis. Faut qu'il sorte de là à tout prix. Quitte à se retrouver coincé avec une cinglée, autant qu'elle serve à quelque chose.

Le problème, c'est qu'elle a pas l'air décidée à coopérer. – Okok, fais pas trop d'bruit en partant. Il la fixe une seconde, fronçant les sourcils alors qu'elle se marre. Ça commence à l'agacer, mais il prend sur lui et l'ignore, se contentant d'insister. Elle fait des manières, à soupirer et rouler les yeux comme une ado en pleine crise, totalement insupportable. Ça fait même pas deux minutes qu'il partage sa cellule et il la trouve déjà tête à claques. – Ouais, et ensuite mister Michael Scofield, hm ? Tu frappes le gardien et tu pars en courant pour quitter un commissariat bondé de flics ? Il hausse les épaules comme s'il voyait pas le problème. Bien sûr que c'est un plan de merde, mais ça lui paraît toujours mieux que de rester là à tourner en rond – ça risquerait de le rendre complètement dingue. – T'as même plus d'lacets. T'as aucune affaire sur toi, j'imagine qu'ils ont dû prendre tes empreintes et tout du coup avant d'te foutre ici. Donc en t'barrant, tu fais qu'aggraver ton cas. Sauf si t'as l'intention de vivre ta vie en cavale, chacun son kiffe, j'juge pas. Elle l'exaspère. Il a pas besoin d'un exposé sur les risques encourus, il veut juste trouver un moyen de se tirer. Le reste attendra ; il est plutôt du genre à agir d'abord, réfléchir ensuite. Ça lui a jamais vraiment réussi jusqu'ici, mais faut croire qu'il n'est pas doué pour apprendre de ses erreurs. – C'était mieux quand tu fermais ta gueule en fait. Mais elle n'écoute rien. Elle a l'air lancée, se mettant à lui expliquer que le meilleur plan serait de dépouiller deux flics de leurs uniformes pour se fondre dans la masse et sortir sans encombre, tout en effaçant les traces de leur passage. Ou de celui de Seven, plutôt. Elle a pas l'air de se sentir concernée. – Et moi pour l'instant j'ai rien fait d'grave, donc ça me semble pas du tout rentable ton histoire. Il fronce le nez alors qu'elle se désintéresse de lui, apparemment décidée à dormir sur le banc. – Bonne chance en tous cas. Mais si elle semble se résigner, c'est pas le cas de Seven. Il n'a aucune envie de rester les bras croisés, à attendre qu'on le sorte de là et à aller prier pour que Frankie ne le trouve pas. Chaque seconde qui passe le rend plus fébrile, il s'agite, grinçant des dents et craquant ses doigts à répétition, multipliant les tics qui trahissent sa nervosité.

Faut qu'il fasse quelque chose.

Il tourne en rond, la regarde, tourne en rond, la regarde encore, et finit par venir se camper devant elle. Il amène son propre bras vers sa bouche et mord dedans, assez fort pour faire perler le sang et y imprimer la marque de ses dents. Sans un mot, il s'éloigne et s'approche de la porte, se mettant à cogner dedans pour attirer l'attention. – Sortez-moi d'là ! J'suis avec une malade, venez putain ! Eh ! EHHH ! Il insiste encore et encore, jusqu'à ce qu'un flic finisse par arriver. Pas très grand ni imposant, l'air un peu stressé, il semble novice et Seven compte bien en profiter. – Elle m'a mordu cette grosse tarée ! Il montre son bras en guise de preuve. – J'veux une autre cellule. L'autre hésite, mais Seven insiste jusqu'à l'avoir à l'usure. La porte s'ouvre enfin. Le policier lui empoigne le bras, prêt à l'emmener ailleurs, mais il le prend par surprise. Ses mains viennent agripper sa nuque pour le basculer en avant alors que son genou se lève, cognant violemment son visage pour le sonner. Il le pousse à terre et lui colle un coup de pied dans la tête, assez brutal pour l'assommer complètement. Satisfait, il se baisse, saisit les clés que le type tenait encore dans sa main pour les envoyer à sa compagne de cellule, qui les attrape par réflexe. Il sourit. – Ça fait quoi d'être complice ? Et il se met à déboutonner la chemise du flic avec empressement, obnubilé par l'idée de se barrer. – L'uniforme est pour toi, il t'ira mieux. T'façon tu seras plus crédible que moi. Il fait minimum une tête de plus que sa victime, ses bras et ses jambes risquent de trop dépasser. Et avec le tatouage qu'il a sur la tronche, il attirerait bien trop l'attention. – Puis c'est ton idée. Il n'a pas réagi quand elle l'a exposée, mais il la tourne en boucle depuis de longues minutes et il voit pas de meilleure solution. Si elle joue la fliquette et lui le prisonnier, ça peut passer. Peut-être. Il en sait trop rien, mais ça vaut le coup de tenter leur chance. Alors il termine de déshabiller le flic, balançant les fringues vers sa partenaire de crime. – Allez, dépêche avant qu'on nous crame. Maintenant, c'est trop tard pour reculer.

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Zaza Molina
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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyVen 16 Aoû - 18:25

C'était mieux quand tu fermais ta gueule en fait. D'accord, un mec sympa quoi. Elle roule des yeux, fatigué de tous ces cons qui se permettent d'être aussi désagréable pour aucune raison valable. C'était monnaie courante à Detroit et elle avait appris à ne plus s'en formaliser. Alors elle ne réagit même pas à ça et se contente de continuer à parler, lui exposant ce qu'il devrait faire pour que ça ait une chance de fonctionner. Mais elle n'a aucunement l'intention d'y prendre part et finit par simplement lui souhaiter bonne chance avant de se replier dans son coin, bien décidée à pioncer. A priori cela a fonctionné, car il ne lui parle plus. Elle savoure le silence, se disant qu'il a capitulé et qu'il se résigne à son sort. Elle n'a plus qu'a espérer qu'on la libère rapidement. Quant à lui, il a une tête qui ne lui revient pas, il doit probablement mériter de passer un peu de temps ici.

Mais le répit n'est que passager. Elle l'entend se rapprocher d'elle au bout d'un certain temps et s'arrêter. Elle ouvre un œil, méfiante. Et quand elle le voit porter son bras à sa bouche et mordre dedans, elle se redresse d'un coup, stupéfaite. — Mais ?! ... Putain ! Elle hallucine complètement, collée contre le mur, les muscles tendus, sur le qui-vive, prête à en découdre si le mec dégénère ou s'en prend à elle. Tous des malades. Quand il s'éloigne elle respire à nouveau mais reste inquiète. Faut qu'elle demande à changer de cellule, elle ne veut plus rester toute seule avec lui, ce mec n'est pas net. Mais il la devance et se met à cogner contre la porte. Elle se lève, intriguée mais reste à distance, se contente de l'observer, la tête légèrement penchée sur le côté. Et quand il se met à gueuler, elle comprend tout. — Ah le p'tit enfoiré. Qu'elle souffle tout bas, pour elle-même. Elle secoue la tête de gauche à droite, sidérée. Elle fonce sur lui, les mains déjà sur ses épaules, prête à le forcer à reculer et lui dire de ce taire. Mais quand elle voit le flic arriver, elle le relâche aussitôt, lève les mains devant elle en signe d'innocence et recule de plusieurs pas. — J'vous jure qu'j'ai rien fait ! Il s'est fait ça tout seul, c'est un malade ! Mais l'inconnu parle par-dessus elle et il parle bien plus fort. Faut dire qu'il y met de la passion le con. Un vrai comédien. Zaza écarte les bras, ses épaules s'affaissent, elle est démunie face à la situation. Faut dire que c'est plutôt incongru. Le flic les regarde tour à tour, pas très convaincu. Quand il finit par ouvrir la porte elle croit rêver. — Non mais sérieux, vous l'croyez ? Vous avez vu sa tronche ! Malheureusement, elle détourne l'attention du policier qui ne se méfie plus du tatoué et celui-ci en profite pour passer à l'action. Ça se passe très vite, Zaza sursaute et recule de plusieurs pas, impuissante face à la rage du mec. Quand ça s'arrête enfin, elle le dévisage, hallucinée. — Putain mais pourquoi tous les gens d'cette ville sont complètement tarés ? Elle lève les yeux au ciel et laisse ses bras retomber le long de son corps, dépitée. Des scènes de violence elle en a vu des tas à Detroit, ça ne l'impressionne plus. Mais ça l'emmerde royalement d'être mêlée à ça. Et elle doit bien reconnaitre qu'il l'a prise par surprise.

Il se baisse pour attraper les clés et les envoi à Zaza qui les attrape machinalement. Il sourit le con. — Ça fait quoi d'être complice ? Elle serre les poings avant de souffler et de passer une main sur son front, réellement emmerdée par tout ça. — Non mais il est content en plus. Qu'elle grommèle, saoulée. Il se met à déboutonner la chemise du policier et Zaza recule en lâchant un "hm hm" de négation. Elle ne veut pas assister à ça. Y a pas moyen. Mais c'est pire que ce qu'elle pensait. — L'uniforme est pour toi, il t'ira mieux. T'façon tu seras plus crédible que moi.  Réaction viscérale, elle se penche en avant, les yeux écarquillés et gueule. — Quoi ?! Elle se met à rire nerveusement. — Mais c'est mort, tu te démerdes ! Elle relance les clés vers lui, refusant de prendre part à cette erreur monumentale. Et quand il souligne qu'à la base il s'agit de son idée elle ouvre la bouche pour riposter, avant de se raviser. Merde, il a raison. Quelle conne, pourquoi a-t-il fallu qu'elle lui souffle un plan. Elle ferme les et souffle avant de se mettre à faire les cent pas, en pleine réflexion. — Allez, dépêche avant qu'on nous crame. Fais chier. Qu'elle marmonne, ne sachant pas quoi faire. Elle finit par s'arrêter et se mordille nerveusement les lèvres alors que son cerveau tourne à toute allure. Après réflexion, elle doit bien admettre que ça l'emmerderait d'avoir un casier. Même pour un truc aussi mineur, ça pourrait lui porter préjudice un de ces jours. Elle réfléchit encore quelques secondes et gémit à moitié, tiraillée, trépignant presque sur place, avant de s'élancer. — Foutus pour foutus ! Qu'elle lâche en attrapant les affaires qu'il lui a lancé. Elle le foudroie du regard. — Tourne toi ! Qu'elle ordonne sèchement, refusant catégoriquement de dévoiler un centimètre carré de sa peau. L'alcool est trop redescendu avec l'adrénaline pour la faire oublier sa gêne habituelle. Elle attend qu'il obtempère, jette un coup d’œil pour s'assurer que personne n'arrive et elle se dépêche. Elle râle, parce que la tenue n'est pas confortable et qu'elle est un peu trop grande pour elle. Ça la rend nerveuse. Elle a envie de tout déchirer et de chialer. Elle regarde ses fringues au sol et, refusant de les abandonner, elle les roule en boule et vient les caler au niveau de son ventre. Bon, ça ne rend pas terrible, mais elle n'a pas d'autres solutions sous la main. Elle attrape la ceinture du flic, l'enfile et la serre autant que possible, histoire d'éviter de perdre son froc en marche. Puis, elle ramasse les objets qui y étaient accrochés ainsi que les clés. Et d'un coup, son sourire s'élargit. Elle se tourne vers le garçon, petit regard provocateur. Elle hausse les sourcils et fait tournoyer des menottes autour de son index. — Va falloir enfiler ça si on veut être crédible. Et ça l'empêchera de faire de la merde. Elle s'approche et l'invite à se retourner. — Allez, les mains dans l'dos. Elle ricane, peut-être que ce sont les restants d'alcool ou tout simplement que la situation l'amuse véritablement. Elle ne sait pas vraiment. Elle lui passe les menottes et le fait sortir de la cellule avant de refermer la grille à clé. Elle inspire un grand coup et lui attrape le haut du bras, comme le ferait n'importe quel flic. Une chance pour elle, c'est une scène qu'elle a déjà vu des centaines de fois. Elle rassemble tout son courage et prie en silence. Et tandis qu'il s'élance dans la fosse aux lions, elle lui demande tout bas. — Comment tu t'appelles ? J'ai b'soin de ton nom entier, au cas ou on nous parle et pour retrouver ton dossier. En revanche lui, n'a aucun besoin de connaitre son identité. Et ça, c'est plutôt une bonne chose.

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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptySam 17 Aoû - 14:18

– J'vous jure qu'j'ai rien fait ! Il s'est fait ça tout seul, c'est un malade ! Il ne lui prête aucune attention, accaparant le flic en insistant encore et encore, jusqu'à l'embrouiller suffisamment pour qu'il ouvre la porte. – Non mais sérieux, vous l'croyez ? Vous avez vu sa tronche ! Cette fois elle fait une distraction parfaite – il la remercierait presque d'être intervenue. Ça lui permet de prendre le policier par surprise, un coup pour le sonner et le foutre à terre, la suite pour l'assommer. Il observe son œuvre une seconde, tellement satisfait que ça frôle la jubilation. – Putain mais pourquoi tous les gens d'cette ville sont complètement tarés ? Elle a pas l'air traumatisée, juste un peu contrariée. Peut-être même vaguement blasée. Faut dire qu'il déteint pas forcément avec la faune de Detroit, il se fond parfaitement parmi les rats, rien qu'une raclure de plus dans le paysage. Elle a dû en croiser d'autres, des gars comme lui. Des pires aussi. Il hausse les épaules. – C'est toi, fallait pas m'mordre tu vois. Son sourire accentue le foutage de gueule ; il est si large que ça dévoile ses dents tordues.

Il lui balance les clés, toujours aussi fier de lui, alors qu'elle se met à râler. – Non mais il est content en plus. Trop occupé à déshabiller le flic inconscient, il ne l'écoute pas. Tellement absorbé par ce petit plan foireux qu'il ne cherche même pas à savoir si elle veut y participer. Pour lui, il est clair qu'ils sont maintenant dans la même merde et qu'elle peut pas lui dire non. – Quoi ?! Mais c'est mort, tu te démerdes ! Elle lui renvoie les clés alors qu'il la jauge en silence, le regard particulièrement insistant. C'est trop tard pour jouer l'innocente, elle est complice qu'elle le veuille ou non, et il n'a aucune intention de la laisser se défiler. Surtout que c'est elle qui lui a soufflé l'idée. Il reprend sa besogne alors qu'elle a l'air de s'enfoncer dans la nervosité – ça remplit tellement la cellule que ça le contamine et rend ses gestes plus fébriles. Quand il lui balance enfin l'uniforme, c'est presque un ordre. Il ne lui laisse pas le choix. Elle marmonne, réfléchit trop longtemps à son goût, avant de geindre à moitié. Heureusement, il n'a pas besoin d'insister. – Foutus pour foutus ! Tourne toi ! Même pas le temps de savourer sa victoire qu'elle lui lance un regard noir, l'air très sérieuse. Il la toise une seconde et finit par souffler bruyamment, comme un môme agacé. Il croise les bras sur son torse en se tournant de l'autre côté. – Et en plus fallait que j'tombe sur une chieuse, p'tain. Il bougonne pour lui-même plus qu'autre chose, avant d'aller attraper le flic pendant que sa coéquipière s'habille dans son dos, tirant la carcasse dans un coin de la cellule. Quand il entend de vagues cliquetis, il se tourne pour voir la fille enfiler la ceinture et ramasser tout le bazar qui va avec. Il la détaille une seconde, avant d'éclater de rire. – Wah, on dirait une grosse vache. L'uniforme ne lui va vraiment pas, et il sait pas ce qu'elle a fait à son ventre, mais il semble soudain avoir doublé de volume. Alors il se marre, sale gosse moqueur. Mais toute trace d'amusement disparaît quand elle lui jette un drôle de regard avant de jouer avec les menottes perchées au bout de son doigt. Il secoue la tête en signe de négation. – Même pas en rêve. Mais elle a l'air bien décidée. – Va falloir enfiler ça si on veut être crédibles. Elle a sûrement raison, mais ça l'emmerderait trop de l'admettre. Ils ont besoin de tous les détails qui puissent aider à rendre leur petit manège plausible, mais l'idée de se retrouver menotté ne l'enchante vraiment pas. Elle approche, il recule, continuant de secouer la tête. – Allez, les mains dans l'dos. Il la fusille du regard – elle jubile beaucoup trop. Peut-être une vengeance pour sa moquerie précédente. Et il finit par soupirer, les dents qui grincent quand il daigne enfin se retourner de mauvais gré. – Serre pas trop. Il préfère que ses mouvements soient le moins encombrés que possible. Mais évidemment, elle serre plus qu'il l'aurait voulu ; et il est convaincu qu'elle l'a fait exprès. – P'tain mais tu comprends pas quand on t'parle ? Il fait volte-face brusquement, passablement énervé, se penchant vers elle. – T'as pas intérêt de m'la faire à l'envers. Manquerait plus qu'elle l'abandonne derrière, menotté, comme un paquet cadeau laissé aux flics. Il compte bien la coller jusqu'à ce qu'ils soient libres, ou qu'ils tombent ensemble. Hors de question de trinquer pour deux.

Ils sortent enfin et il la regarde refermer la grille à clé, un petit sourire en coin de lèvres alors que ses yeux glissent sur le flic assommé. Il est presque déçu de pas pouvoir assister à son réveil. Son acolyte tire sur son bras et il se laisse guider tranquillement, reprenant son sérieux quand ils quittent l'espace des cellules pour se retrouver au milieu des ennemis. Et comme toujours dans ce putain de commissariat, c'est l'effervescence. – Comment tu t'appelles ? J'ai b'soin de ton nom entier, au cas où on nous parle et pour retrouver ton dossier. Il se raidit, parce qu'il avait pas pensé à ça. Il n'a aucune envie de lui donner son nom – surtout pas le vrai. – Seven. Sans avoir besoin de tourner la tête vers elle, il sent son regard qui pèse sur lui. Elle attend certainement la suite, ou elle a compris que c'est un surnom et que c'est pas avec ça qu'elle le trouvera dans la base de données. Un peu trop tendu, il finit par obtempérer. – Lucian Junior Popescu. Il l'a chuchoté tellement vite que c'est à peine compréhensible. Et alors qu'ils avancent dans les couloirs, il aperçoit un bureau vide sur leur droite. Le genre de bureau qu'on donne aux duos d'inspecteurs, avec deux ordinateurs et surtout une porte – pas comme tous ceux qui sont à découvert, au milieu des requins. Ça lui semble parfait pour leur première mission. Il bifurque doucement pour faire comprendre à sa complice où il veut aller, sans prendre les devants pour éviter d'avoir l'air trop louche. Il la laisse mener la marche et fermer la porte une fois qu'ils se retrouvent à l'intérieur. – Y a encore des bugs non ? Ça va être facile d'effacer mon dossier, vas-y. Tout le chaos que les hackers de S.N.A.K.E ont semé devrait jouer en leur faveur, à moins que ça ait déjà été réparé. Il en sait trop rien, mais il espère que c'est pas trop tard pour en profiter. L'anarchie lui plaît. Surtout si elle peut lui sauver les miches.

Et pendant que la fille s'installe derrière l'un des ordinateurs, il se met dos à la porte, luttant quelques secondes pour réussir à l'ouvrir doucement malgré ses bras entravés. Se replaçant de face, il utilise son pied pour gérer l'ouverture, ne laissant qu'une petite fente pour observer le couloir et les gens qui circulent, s'assurant que personne ne va venir les surprendre. – Tu t'en sors ou pas ? Il tourne la tête vers elle, l'interrogeant du regard. – Parce que faut encore choper mes affaires après, donc ce s'rait cool de passer la seconde. Ils ont eu de la chance jusqu'ici, mais pas sûr que ça dure. Alors il la toise comme s'il essayait de lui mettre la pression, trop impatient de sortir de là et d'aller retrouver l'air frais. – J'ferai diversion si y a besoin, mais va falloir y mettre du tien aussi Conchita. Puisqu'il ne connaît pas son nom, il lui en attribue un au hasard. Et bien sûr il ne choisit pas le plus valorisant.

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Zaza Molina
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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyVen 20 Sep - 12:12

C'est toi, fallait pas m'mordre tu vois. Elle ne rétorque rien, ses yeux figés sur ses dents qu'il a dévoilé en souriant. Elle hausse légèrement un sourcil, un peu perplexe face au bordel qui se trouve dans sa bouche. Et elle finit par se dire qu'il a simplement dû se manger trop de coups dans la gueule tout au fil de sa vie - et elle comprend pourquoi - et qu'à force, ça a tout pété à l'intérieur. Elle plisse un peu les yeux. A moins qu'il ait un problème génétique qui fasse qu'il a plus de dents qu'en prévoit le corps initialement et qu'il a bien fallu qu'elles poussent quelque part. Elle a presque envie de demander.

Les choses s'enchainent rapidement et elle se retrouve à devoir enfiler le costume du gardien que l'inconnu vient d'assommer. Elle maudit encore plus Ali, parce que si elle est là ce soir, c'est de sa faute finalement. Et si ça venait à se retourner contre elle, elle le jure, elle le fera tomber aussi. Elle trouvera bien un truc à inventer, ou alors elle enverra MJ le menacer. Mais hors de question qu'elle soit la seule à trinquer. Le type râle mais elle ne l'écoute pas, trop occupée à s'assurer qu'il ne la regarde pas pendant qu'elle se déshabille. Ça l'angoisse et elle se dépêche, tente de faire ça de façon stratégique pour toujours être aussi couverte que possible. Et par chance, il ne triche pas. Elle finit par entasser ses fringues comme elle peut sous l'uniforme, consciente que ça ne va pas la mettre en valeur. Elle ne s'attendait cependant pas à se prendre une remarque à ce sujet. — Wah, on dirait une grosse vache. Elle se fige. La remarque l'atteint en plein cœur, comme une déflagration. Elle reste muette quelques secondes, avec cette horrible sensation qui lui étreint la gorge. L'envie de pleurer, de fuir, de disparaitre. Elle a l'impression que son taux d'alcoolémie vient brusquement de chuter. Lucidité douloureuse. Elle se sent laide et énorme. Et elle voudrait lui arracher les yeux pour qu'il ne puisse plus la regarder. Mais elle se contente de déglutir et de lâcher un peu froidement, ne sachant pas comment réagir.  — J'ai récupéré mes fringues gros con. Qu'elle dit en tapotant son ventre un peu difforme et mou à cause des vêtements cachés. Elle tente de se reprendre rapidement, consciente que ce n'était vraiment pas le moment de faire une crise de larmes. Par chance, le regard du mec est vite détourné par ce qu'elle fait tournoyé autour de son index. Il cesse aussitôt de sourire et c'est tant mieux, ça l'aide à retrouver un peu de contenance. — Même pas en rêve. Elle ricane un peu et hoche la tête de bas en haut, pendant que lui secoue la sienne de gauche à droite. Bien fait. Qu'elle ne peut s'empêcher de penser. Elle s'approche tandis qu'il recule, totalement réfractaire. Mais elle insiste et il finit par céder. Il se retourne et elle prend un malin plaisir à lui enfiler et à serrer bien fort alors qu'il lui avait demandé l'exact opposé. — P'tain mais tu comprends pas quand on t'parle ? Elle le regarde et hausse les épaules en plissant les yeux, un peu amère. — Oups. Qu'elle lâche avec toute l'ironie du monde. — T'as pas intérêt de m'la faire à l'envers. Elle lève les yeux au ciel et soupire, exaspérée. Mais ravie d'être en position de force. — Tais-toi et tiens toi tranquille et ça devrait le faire. Aucune promesse. S'il ne l'énerve pas d'avantage ça devrait aller, dans le cas contraire... Elle pourrait bien filer sans lui.

Elle referme la grille et ils s'élancent dans la fosse aux lions, le cœur battant. Elle tente de rester droite et sûre d'elle, parce que ça pourrait paraitre suspect si elle se mettait à longer les murs et regarder ses pieds. Ils ont de la chance que ce soit l'effervescence, parce que personne ne fait vraiment attention à eux. Surtout à elle. Parce qu'on pourrait vite se dire que personne ne la connait. Mais avec le bordel formé par SNAKE les équipes de jour et de nuit se mélangent les unes aux autres et il devient commun de ne pas reconnaitre vraiment certaines têtes. Mais ça, elle ne le sait pas vraiment et ça lui retourne un peu les tripes sous l'effet de l'appréhension. Elle essaye de se concentrer sur la tâche à exécuter et elle lui demande son vrai nom, histoire de s'occuper un peu l'esprit. — Seven. Elle tourne aussitôt la tête vers lui en retroussant le nez. Qué ? Elle continue d'avancer tout en le fixant, dubitative. Comment ça Seven ? Elle est à deux doigts de se marrer et de lui dire "c'est ça et moi je m'appelle Cinco." Mais il la devance et corrige. — Lucian Junior Popescu. Elle n'est pas certaine de vraiment comprendre ce qu'il vient de se passer mais qu'importe, elle s'en fout pas mal. Elle se contente de rouler des yeux. — Ok Lucian. Ça ressemble à Lucifer un peu et elle doit reconnaitre que ça ne lui va pas si mal. Mais d'un coup, il bifurque et l'entraine avec lui, tout en essayant de ne pas lui passer devant - probablement pour ne pas éveiller les soupçons. Elle suit le mouvement rapidement, un peu surprise avant de comprendre. Ils s'engouffrent dans le petit bureau et elle repousse la porte derrière eux avant de le lâcher. — Y a encore des bugs non ? Ça va être facile d'effacer mon dossier, vas-y. Elle hoche la tête sur le côté, signe de son incertitude. — Aucune idée, mais ça s'tente. Elle fonce vers l'ordinateur et commence à essayer de rentrer dans le système. Évidemment un mot de passe et un identifiant sont demandés. Elle passe une main dans ses cheveux bouclés, se grattant le crâne pendant qu'elle se demande comment elle va passer cette barrière. Elle regarde le nom de l'officier sur le badge de son uniforme et le rentre dans la partie identifiant. Pour la suite, elle n'a aucune idée de comment faire. Elle tente de rentrer dans le système sans le mot-de-passe, mais c'est un échec évidemment. Elle souffle, nerveuse, ne sachant pas du tout quoi faire. Dans un mouvement de désespoir, elle tape S.N.A.K.E et appui sur la touche entrée. L'écran vrille au noir. Elle arrondit les yeux, inquiète, se disant qu'elle vient de tout faire planter. Elle tourne la tête vers Lucian et constate avec soulagement qu'il ne la regarde pas du tout, trop occupé à surveiller la porte. Elle tord un peu sa bouche dans un mouvement de crainte avant de reporter son attention sur l'écran. Une barre de téléchargement est apparue et sa main se crispe sur la souris. Ça prend quelques secondes encore avant que le téléchargement ne se termine et soudain une toute nouvelle interface se dévoile à l'écran. Elle fronce les sourcils, ne sachant pas si elle vient de réussir ou non. Mais ça ressemble bien au site de la police. Elle balaie rapidement l'écran du regard pour tenter de comprendre l'interface et elle finit par cliquer sur le petit icone de la loupe, probablement qu'elle pourra faire une recherche avec le nom. Bingo. Mais au moment de taper son nom, c'est tout autre chose qui traverse son esprit. L'occasion est si belle. Elle se mord la lèvre inférieure, hésitante. Elle jette de nouveau un coup d’œil au garçon, il ne regarde toujours pas. Elle s'élance, ses doigts qui tapent rapidement les lettres du clavier pour taper un nom : dominic riggs. Elle a le cœur battant en ouvrant son dossier, se disant qu'elle est probablement en train de faire une énorme connerie. Elle ne prend pas le temps de le parcourir, cherchant simplement comment faire pour le supprimer. Et ce n'est pas aussi simple que prévu. Il n'y a pas de bouton "supprimer le fichier" comme pour n'importe quel document random sur un PC. — Tu t'en sors ou pas ? Elle sursaute, comme une coupable prise la main dans le sac. Elle bégaie rapidement. — Euh, oui, oui, deux secondes. Elle accélère, passant en revue toutes les options qui se présentent à elle sur l'écran, cherchant à comprendre le fonctionnement. — Parce que faut encore choper mes affaires après, donc ce s'rait cool de passer la seconde. Elle s'énerve un peu, stressée. — OUI ! Deux secondes putain ! Et elle finit par trouver ce qu'elle cherche. Elle suit les instructions, les manipulations s'enchainent et elle continue de se dire que c'est une très mauvaise idée, mais c'est trop tard. Le dossier a disparu. Elle reste dubitative, un peu sonnée par ce qu'elle vient de faire, comme si elle réalisait soudain l'ampleur de la chose. — J'ferai diversion si y a besoin, mais va falloir y mettre du tien aussi Conchita. Le dernier mot raisonne violemment dans sa tête et elle vrille. Elle oublie tout à coup ce qu'elle vient de faire, révoltée par cette appellation humiliante. Elle se lève brusquement, abandonnant tout derrière elle et s'approche de lui, venant se planter devant lui, le regard noir - et une furieuse envie de lui en décoller une. — J'sais pas pour qui tu t'prends, mais tu sais quoi, j'crois que tu vas te démerder finalement. Elle tente de forcer le passage mais il lui barre la route. Elle commence à perdre patience. — Tu peux pas m'foutre dans la merde, me traiter d'grosse vache et m'appeler Conchita et espérer ensuite que j'vais continuer à t'aider. Putain, mais sur quelle planète tu vis exactement ? Elle en a croisé un paquet des connards, mais un tel level d'ingratitude encore jamais. Et ça la débecte pas mal. Elle ne lui doit rien du tout à ce type, c'est lui qui a besoin d'elle, pas l'inverse. — J'ai ton nom complet et t'as des menottes et un dossier. Tu n'sais rien de moi et j'ai un uniforme de flic. T'as perdu d'avance, même si t'essaye de t'mordre encore ou j'sais pas quoi et de dire que je t'ai agressé ou même que j'suis pas une vraie flic. A mon avis, tout le monde s'en foutra et ce sera ta parole contre la mienne. Elle tente d'atteindre la poignée et de le pousser du passage, bien décidée à le laisser pourrir ici puisqu'il n'est pas capable de se montrer un minimum correct. Ces blancs, ils se croient vraiment tout permis.

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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyLun 23 Sep - 10:33

– J'ai récupéré mes fringues gros con. Et comme pour le lui prouver, elle se met à tapoter son ventre, là où les vêtements sont cachés. On dirait bien qu'elle est vexée. Ça le fait marrer et il se contente de finalement hausser les épaules, clairement peu concerné par la situation et les possibles complexes de la brune. Mais peut-être qu'il aurait dû tenir sa langue – elle se venge en serrant trop fort les menottes qu'elle lui enfile, alors qu'il proteste avec véhémence. – Tais-toi et tiens toi tranquille et ça devrait le faire. Il recommence à la fusiller du regard, les dents qui grincent. – Calme-toi sur les ordres. La situation joue avec ses nerfs, parce qu'il n'est pas en position de force. Être menotté le stresse, surtout que la majorité du plan repose maintenant sur elle, et qu'il ne la connaît même pas. Il n'a pas confiance. Suffirait d'une seconde pour qu'elle se carapate seule, et qu'il se retrouve comme un con, à devoir assumer les conséquences de leurs actes. Avec un flic assommé dans leur cellule, l'addition risquerait d'être salée.

Il est tendu quand ils se lancent dans l'arène, et l'est encore plus quand elle lui demande comment il s'appelle. De mauvaise grâce, il finit par lui donner son nom complet puisqu'elle en aura besoin, clairement contrarié. – Ok Lucian. Il fronce le nez et corrige immédiatement, dans un souffle : Seven. Manquerait plus qu'elle se mette à l'appeler Lucian. Chaque fois qu'on prononce ce prénom pour s'adresser à lui, c'est comme si on lui frottait du papier de verre sur les tympans. Il ne le supporte pas.

Ils se retrouvent ensuite dans un bureau, ayant ainsi accès à des ordinateurs. Il compte sur le passage de S.N.A.K.E pour leur faciliter la tâche. – Aucune idée, mais ça s'tente. Pendant qu'elle va s'installer sur le poste, il s'occupe de monter la garde, surveillant le couloir à travers la petite fente de la porte entrouverte. Et ça lui paraît long. Beaucoup trop long – il finit par s'impatienter, pressé de sortir de là. – Euh, oui, oui, deux secondes. Il insiste. Elle s'énerve. – OUI ! Deux secondes putain ! Il a beau lui lancer un regard noir, elle ne le voit pas, trop concentrée sur l'écran. Alors il en rajoute une couche, encore, et manifestement c'est la goutte de trop. Elle se lève d'un coup et avance jusqu'à lui d'un pas décidé, alors qu'il se redresse un peu, son pied poussant la porte. Il arque un sourcil pendant qu'elle le fusille du regard. – J'sais pas pour qui tu t'prends, mais tu sais quoi, j'crois que tu vas te démerder finalement. Elle met la menace à exécution sur-le-champ, tentant de passer alors qu'il reste planté devant la sortie, lui bloquant l'accès. – Woh woh, redescends. Il la jauge d'un œil peu amène, se tenant droit pour la surplomber de toute sa hauteur, sa main qui cherche la poignée dans son dos pour fermer la porte complètement. Hors de question qu'il la laisse sortir. – Tu peux pas m'foutre dans la merde, me traiter d'grosse vache et m'appeler Conchita et espérer ensuite que j'vais continuer à t'aider. Putain, mais sur quelle planète tu vis exactement ? Donc il l'a vraiment vexée. Il lève les yeux au ciel comme si elle était ridicule, comme si elle faisait toute une scène pour rien – il ne se remet pas en question, et ne voit pas vraiment le mal dans ce qu'il a pu dire. – Ça va, c'est pas d'ma faute si l'uniforme ressemble à rien sur toi. À ses yeux, y a pas mort d'homme. Il est tellement habitué à lâcher des horreurs à tout va qu'il ne fait plus vraiment le tri, ne reconnaît même plus ce qui peut blesser ou non, ce qui va trop loin et ce qui est acceptable. Les limites sont floues, comme pour tout le reste. – J'ai ton nom complet et t'as des menottes et un dossier. Tu n'sais rien de moi et j'ai un uniforme de flic. T'as perdu d'avance, même si t'essayes de t'mordre encore ou j'sais pas quoi et de dire que je t'ai agressé ou même que j'suis pas une vraie flic. A mon avis, tout le monde s'en foutra et ce sera ta parole contre la mienne. Elle tente une nouvelle percée alors qu'il encaisse la menace en silence, pris au dépourvu. Il s'attendait pas à ce qu'elle ait du caractère – ou en tous cas, pas assez pour lui tenir tête comme ça. Il met quelques secondes avant d'enfin réagir, se penchant brusquement pour lui filer un coup d'épaule, histoire de la faire reculer. Et il se replace devant la porte, continuant de lui barrer la route.

Il aimerait la remettre à sa place.

Mais il est menotté, et il a besoin d'elle. Il pourrait toujours tenter le coup de boule, mais ça le laisserait seul face aux requins pour la suite. Il ne peut rien faire. Rien d'autre qu'essayer de la calmer et de revenir dans ses bonnes grâces. L'impuissance dans laquelle il se trouve le frustre profondément. – Eh respire c'est bon, j't'appellerai plus Conchita. T'es susceptible p'tain. Et alors qu'ils se fixent dans le blanc des yeux, il comprend que ça ne suffira pas. Il l'a trop énervée pour qu'elle laisse passer ça si facilement. Alors il contemple une nouvelle fois l'idée de l'assommer, parce que ça lui paraît plus simple que de faire amende honorable. Mais il sait qu'il ne réussira pas à sortir de là sans elle. – Ouais bah ça va, j'ai compris, j'suis désolé. À croire que ça lui écorche la bouche de le dire. – On peut passer à autre chose maintenant ? T'as réussi à trouver mon dossier ? Parce que depuis tout à l'heure il l'entend cliquer et tapoter le clavier, mais il ne sait même pas si elle a réussi à entrer dans le système.

Quand elle daigne enfin retourner sur l'ordinateur, il rouvre la porte et reprend sa surveillance. Ça lui semble durer une éternité avant qu'elle le rejoigne, et il la jauge une seconde, comme s'il cherchait à s'assurer qu'elle a bien fait ce qu'il fallait. Mais il faut qu'ils bougent, il n'a pas le temps de vérifier – de toute façon, si elle n'a pas effacé son dossier, il le saura bien assez tôt. – Bon, on chope mes affaires, et on s'casse, ok muchacha ? Il baisse les yeux sur elle, et hausse vaguement les épaules. – Tu veux pas m'dire ton nom et t'aimes pas Conchita, à un moment donné tu m'aides pas hein. Et sans vraiment attendre de réponse, il utilise son pied pour ouvrir la porte un peu plus grand et se glisser dehors le premier, sans réfléchir. Manque de chance, un flic se trouve tout près de là. Il ne semble pas avoir vu d'où il est sorti – heureusement – mais il l'a remarqué. – Eh toi ! Qu'est-c'que tu fiches ici ? Merde. Seven lui fait face, lançant une œillade discrète vers le bureau dans lequel Zaza se trouve toujours. Il décide de faire diversion. – J'cherchais les chiottes, j'suis à ça d'pisser dans l'couloir là. Vous voulez m'la tenir ? Il affiche un grand sourire insolent, une pointe d'arrogance dans le fond des yeux. Le foutage de gueule est affiché fièrement. – J'vais t'apprendre à jouer au con moi. Le type a l'air énervé, et un peu pressé. Sûrement pour ça qu'il ne pose pas plus de questions, attrapant le bras de Seven sans vergogne pour le forcer à avancer. Il ne bronche pas, se laissant guider en silence jusqu'au hall principal, se retrouvant jeté sur le banc où d'autres suspects sont alignés. Il lance un regard noir au flic qui l'a balancé là comme s'il était un sac poubelle, mais le type ne le regarde même plus, repartant déjà dans l'autre sens. Autour de lui, c'est l'effervescence. Il commence à se demander si la fille en a profité pour se tirer sans lui, mais il finit par la voir arriver à son tour, et il se met à trépigner un peu sur le banc, cherchant à attirer son attention. Quand leurs regards se croisent, il soutient le sien avec intensité. Il la jauge, cherchant à savoir si elle compte partir seule et le laisser pourrir là, ou s'il peut compter sur elle. Prêt à créer une diversion pour faciliter leur sortie s'il le faut. Mais tout aussi prêt à lui bondir dessus si elle tente de l'abandonner.

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Zaza Molina
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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyMar 24 Sep - 10:22

Seven. Ah mais c'est qu'il insiste avec cette connerie. Elle se contente de lui jeter un petit regard de travers, sans trop comprendre d'où ça vient et pourquoi il veut qu'elle l'appelle comme ça. Mais elle n'est pas vraiment convaincue.

Ils finissent par rentrer dans un petit bureau et Zaza se met vite au travail, stressée. Elle craint surtout que quelqu'un ne découvre le gardien assommé dans leur cellule ou qu'il se réveille. Quand ça arrivera, mieux vaut pour eux qu'ils soient très loin à ce moment-là. Mais ses plans changent lorsqu'elle se retrouve sur l'interface du site de la police, avec tout ce pouvoir sous les doigts. C'est trop tentant. Comme pour racheter sa faute. Ça n'effacera rien à ce qu'elle a pu faire et de toute façon elle n'a même pas l'intention de lui dire, mais elle pourra au moins crever en se disant qu'elle a fait quelque chose de bien pour lui. Au moins une fois. Mais Seven se met à la presser un peu, lui faisant perdre ses moyens. Elle s'énerve, efface rapidement le dossier de Dom, s'apprêtant à faire la même  chose pour son camarade d'évasion, mais celui-ci prononce les mots de trop. Y en a vraiment qui devraient apprendre à fermer leur bouche parfois, mais alors très fort.

Elle abandonne tout ce qu'elle faisait et se lève brusquement pour venir lui faire face, lui crachant ses mots au visage, vraiment énervée contre lui désormais. — Woh woh, redescends. C'est clairement à lui de devoir redescendre. Elle échappe un rire mauvais pour lui témoigner de son désaccord avant de surenchérir puisqu'il l'empêche de passer. Il se contente de lever les yeux au ciel face à ses reproches, ne prenant clairement pas au sérieux tout ça et ça a le don de la contrarier encore plus. — Ça va, c'est pas d'ma faute si l'uniforme ressemble à rien sur toi. Mais c'est qu'il insiste ce con. Il veut vraiment qu'elle le plante là en fait, c'est ça ? Elle ne comprend pas. Alors elle sort sa dernière carte, histoire de recadrer un peu la situation et de lui rappeler la position dans laquelle il se trouve. Il a besoin d'elle et ne peut pas vraiment se permettre de lui manquer de respect comme ça. Et dès qu'elle a terminé de parler elle tente à nouveau de partir, profitant de son silence - faut croire que ses mots font enfin effet. Mais le mec doit faire deux têtes de plus que lui et il ne bouge pas d'un centimètre - ça l'agace. Pire que ça, il se penche en avant et d'un seul coup d'épaule il l'oblige à reculer. Elle serre les dents et les poings, les lèvres pincées, le fusillant du regard. Il commence à vraiment lui taper sur le système celui-là. Elle s'apprête à râler, lui ordonnant de la laisser passer, mais il parle le premier. — Eh respire c'est bon, j't'appellerai plus Conchita. T'es susceptible p'tain. Intéressant. Elle abandonne l'idée de filer pour le moment et croise les bras sur sa poitrine, posant sur lui un regard à peine plus clément. — C'est ça, c'est moi qui suis susceptible, Lucian. Elle lui offre un petit sourire hypocrite, elle a bien compris qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça. C'est donnant-donnant. Mais elle n'est malgré tout pas encore encline à passer l'éponge et à continuer à l'aider. Elle le fixe durement, pas convaincue, les traits tirés. Et visiblement, ça fonctionne. Il abdique enfin. — Ouais bah ça va, j'ai compris, j'suis désolé. Elle voit bien que ça lui coûte de le dire et elle n'a aucun doute sur le fait que s'il n'avait pas eu besoin d'elle, elle aurait pu se les foutre au cul ses excuses. Elle se radoucit un peu, lui offre un petit sourire taquin. — Bah tu vois, t'es pas mort. Elle ne comprend pas pourquoi elle est entourée de gens incapable de s'excuser, comme si c'était vraiment un truc affreux à faire. C'est un concept qui la dépasse. Tu merdes, tu t'excuses, fin de l'histoire. Pas de quoi se flageller. — On peut passer à autre chose maintenant ? T'as réussi à trouver mon dossier ? Elle plisse les yeux, pesant encore le pour et le contre pendant quelques secondes avant de céder. — Hm, mouais, c'est bon j'vais m'en occuper. Il a de la chance qu'elle soit gentille et qu'elle accepte les excuses, même les moins sincères. Elle lève les yeux au ciel en haussant les épaules avant de décroiser ses bras et de pivoter pour retourner au bureau reprendre ce qu'elle faisait.

Elle le trouve sans trop de mal et comme pour celui de Dom, elle ne joue pas les curieuses et se contente de se dépêcher de réitérer la même action. Dès que le dossier a disparu, elle se lève pour le rejoindre. Il la jauge un instant, pas confiant. Elle gonfle ses joues et souffle bruyamment. — C'est bon, j'l'ai effacé j'te dis. Elle n'aurait pas pris le risque de perdre du temps inutilement. — Bon, on chope mes affaires, et on s'casse, ok muchacha ? Tu veux pas m'dire ton nom et t'aimes pas Conchita, à un moment donné tu m'aides pas hein. Elle lui attrape doucement le bras pour le couper dans son élan et le forcer à la regarder. Elle vient tapoter 'son' badge et lui répond en souriant innocemment. — Tu m'appelles Agent Wilson ici, ce sera parfait Lucian. Elle se marre avant de lui relâcher le bras et il en profite pour filer en premier. Un détail a priori, mais qui a ses conséquences. Il se fait aussitôt interpeller par un autre agent et son sang se glace sous l'effet de la panique. Merde, merde, merde. A sa plus grande surprise, Seven ne l'implique pas dans cette galère. Il fait diversion et se laisse embarquer par le flic. Perplexe, elle reste cachée dans le bureau en espérant ne pas se faire repérer aussi. Elle reste collée contre le mur quelques secondes, le temps pour elle de reprendre son souffle et de calmer ses palpitations. Elle réalise subitement la connerie qu'ils sont en train de faire et elle se demande encore pourquoi elle a accepté de jouer le jeu. Elle glisse ses doigts dans ses boucles, de plus en plus nerveuse. Elle finit par se reprendre. — Bon, Zaza, trouve une solution. Elle se rapproche de la porte et l'entrouvre discrètement, essayant de le repérer. Mais pas de Seven à l'horizon. Peut-être qu'il l'a ramené dans la cellule, que le gardien a été découvert et que d'une seconde à l'autre ça va être l'alerte générale. Mais les secondes filent et rien ne se passe. Inutile de trainer ici plus longtemps, faut qu'elle sauve sa peau.

Elle s'assure que personne ne regarde dans sa direction et elle sort rapidement de la pièce, s'en éloignant le plus rapidement possible, direction la sortie. Elle est désolée pour lui, mais elle ne va pas non plus s'amuser à retourner tout le poste pour le retrouver. Les portes ne sont plus qu'à quelques mètres, elle sent déjà le souffle de la liberté la recouvrir. Mais son regard est attiré sur la droite par une silhouette agitée. Hé merde. Elle se fige quand leurs regards se croisent. Elle y était presque putain. Nerveuse, elle vient se mordre l'intérieur de la joue, se mettant à regarder successivement la sortie et Seven. Il ne peut rien faire pour l'en empêcher. Elle ne lui doit rien. Encore quelques pas et tout ça sera derrière elle. Et puis, il ne l'aura pas volé.

Mais y a cette foutue petite voix dans sa tête qui n'est pas de cet avis. Comme une vieille culpabilité qui raisonne dans son corps. Elle ferme les yeux et soupire, fatiguée de son cerveau. Elle tourne la tête pour scanner un peu ce qu'il y a autour d'elle, avant de trouver ce qu'elle cherche. Elle pivote, passe devant lui en lui jetant un petit regard en biais, pas vraiment ravie. Puis elle vient s'accouder sur le petit comptoir derrière lequel s'agitent plusieurs collègues. Elle en interpelle un, le plus jeune, celui qui semble le plus dépassé par les évènements et l'effervescence. — Hey, faut qu'j'récupère les affaires de Lucian Popescu pour son transfert. Le mec s'arrête devant elle, les joues rouges, débordé. — Son transfert ? Elle improviste au fur et à mesure. — Ouais, putain, les cellules sont blindées ici on est carrément obligé de mélanger les mecs et les filles c'est la merde. Du coup on essaye d'en transférer quelques uns dans les autres postes plus tranquilles. Il se marre un peu, visiblement au bord du craquage. — Ouais, y en a qui ont d'la chance. Elle lève les yeux au ciel en secouant la tête de bas en haut, feintant d'être complice avec lui. — Putain, c'est clair ! Il lui sourit un peu, avant de demander. — Pas de souci j'vais te donner ça, t'as les documents pour la demande ? Merde. Elle garde la face malgré la panique intérieure. Elle soupire bruyamment, faisant mine d'être blasée. — Non, impossible d'accéder au formulaire à cause de ces connards de S.N.A.K.E, j'suis complètement bloquée. Il hoche la tête, compréhensif. — A qui l'dis tu, c'est la panique totale, on a deux ordinateurs hors-service et pour le reste la moindre tâche prend une éternité et encore, quand elle n'est pas subitement effacée. Ils continuent de discuter de ça quelques secondes, mais Zaza commence à perdre patience. — Ecoute, j'ai reçu des ordres, les chefs sont tous sur les nerfs, si quand le mien revient voit que ce type est toujours là j'donne pas cher de ma peau. Je m'occuperai de la paperasse en revenant, deal ? Faut croire que lui aussi a un chef pas commode, parce qu'il se montre particulièrement compréhensif et il finit par aller lui chercher ce qu'il veut. Elle en profite pour se tourner vers Seven qui ne semble pas la lâcher du regard depuis tout à l'heure. Mais elle reste stoïque, ne laissant rien transparaitre. Le type revient et lui donne les affaires, elle le remercie brièvement avant de faire demi-tour.

En arrivant près de Seven elle lui fait signe de se lever. — Popescu, debout, t'es transféré. Dès qu'il est sur pieds, elle lui attrape le bras, restant dans son rôle et le dirige vers la sortie. Personne ne les calcule, tout le monde est bien trop occupé à vaquer à ses occupations. On dirait bien qu'ils vont y arriver. — Tu m'en dois une. Qu'elle marmonne tout bas, pour que juste lui l'entende. Mais au même moment c'est la cohue derrière eux. Elle se retourne et remarque que plusieurs agents courent en direction de la cellule qu'ils ont abandonné avec l'agent dedans. — Ok, là, on est mal. Grouille-toi ! Son cœur qui se remet à battre la chamade, ils étaient si près du but pourtant.

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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyDim 27 Oct - 11:38

– C'est ça, c'est moi qui suis susceptible, Lucian. Le sourire qu'elle affiche a quelque chose d'horripilant. Il comprend bien qu'elle le fait exprès alors il ne prend pas la peine de relever cette fois, feignant un petit rire sarcastique avant de grimacer, puis de la fusiller du regard. Il a passablement envie d'avoir recours à la violence. Pourtant il se ravise, et finit par lâcher des excuses tout sauf sincères. Ça l'emmerde d'avoir besoin d'elle. – Bah tu vois, t'es pas mort. On dirait que ça l'amuse. Le sentiment n'est pas réciproque – il gonfle ses joues et souffle bruyamment pour montrer ce qu'il en pense. Si elle pouvait se dépêcher d'effacer son dossier, ça l'arrangerait. – Hm, mouais, c'est bon j'vais m'en occuper. Alors qu'elle se retourne, il articule un « en-fin » muet, levant le regard vers le plafond comme pour remercier le ciel.

Quand elle revient finalement vers lui, il peut pas s'empêcher de la toiser d'un air suspicieux. Il est presque déçu de ne pas pouvoir vérifier si elle a bien rempli sa mission. – C'est bon, j'l'ai effacé j'te dis. La jaugeant encore une seconde, il hausse finalement les épaules, parce qu'ils n'ont pas le temps de tergiverser là-dessus de toute façon. Faut qu'ils sortent d'ici. Mais elle prend un malin plaisir à le reprendre quand il l'appelle muchacha, tapotant l'insigne de l'uniforme qu'elle a volé. – Tu m'appelles Agent Wilson ici, ce sera parfait Lucian. Elle commence sérieusement à l'agacer. Seven, putain. Bien sûr qu'elle a compris et qu'elle joue simplement avec ses nerfs – le problème étant que ça fonctionne. Très bien, même. – S'tu m'appelles comme ça encore une fois, j'te jure... Il laisse planer la menace sans finir sa phrase, lui lançant un regard en coin avant de se faufiler hors du bureau. Grave erreur. Il se fait interpeller par un agent et choisit de faire diversion, son acolyte toujours en sécurité dans la pièce. Le flic le tire jusque dans le grand hall, où il termine sa course sur le banc des délinquants, entouré d'autres types comme lui, menottés aussi. Et il attend. Jusqu'à apercevoir la tête brune, s'agitant pour attirer son attention avant qu'elle se tire sans lui. Hors de question qu'il reste coincé là tout seul. Il la voit hésiter entre lui et la sortie et il lui fait les gros yeux, tendu de la tête aux pieds, prêt à bondir pour saboter son évasion. Heureusement, elle a l'air d'être du genre solidaire – même si elle ne semble pas enchantée d'avoir cette qualité. Quand elle revient sur ses pas en lui jetant un regard en biais, il répond par un petit rictus satisfait. Faut croire qu'il est tombé sur l'une des rares âmes charitables de Detroit.

Il l'observe parler avec un pauvre gars qui paraît totalement dépassé par la situation. Et ça lui semble s'éterniser plus que nécessaire. Il recommence à s'agiter sur le banc, se penchant d'un côté et de l'autre en essayant de mieux voir ce qui se passe, comme si ça allait miraculeusement lui permettre d'entendre ce qu'elle peut bien raconter. Il remue tellement qu'il bouscule un peu ses camarades, s'appuyant presque sur celui à sa gauche. Ça ne plaît manifestement pas à ce dernier, qui réagit par un coup d'épaule attirant l'attention de Seven. S'ensuit un combat de regards pendant quelques secondes, avant qu'il ne finisse par répliquer d'un coup d'épaule à son tour. L'autre réitère son attaque, Seven aussi, et ça se transforme en lutte ridicule, à se bousculer de plus en plus fort tout en restant assis sur le banc. Leurs voisins respectifs s'écartent un peu en râlant, mais ça ne les arrête pas. Les coups d'épaule deviennent coups de pieds, et il est à deux doigts de se lever pour le défier quand une voix met fin à leur petite guerre silencieuse. – Popescu, debout, t'es transféré. Il l'avait presque oubliée. La bonne nouvelle, c'est qu'elle a réussi et qu'ils sont quasiment sortis d'affaire. La mauvaise, c'est qu'il ne pourra pas terminer son duel. Il se console en se disant que lui au moins, il est sur le point d'être libéré. Il offre donc un large sourire à son adversaire en se levant, laissant la fille lui empoigner le bras et le guider. Dans son dos, ses majeurs sont levés en guise d'au revoir à son rival.

– Tu m'en dois une. Ça l'a tellement mis de bonne humeur qu'il ne la contredit même pas, esquissant juste un sourire insolent en guise de réponse – ce qui veut plus ou moins dire qu'elle n'aura strictement rien en échange, mais qu'il salue ses efforts quand même. Son sourire retombe quand il perçoit l'agitation derrière eux. Il se raidit en comprenant que le vent vient de tourner, tandis que sa partenaire lui transmet son stress. – Ok, là, on est mal. Grouille-toi ! L'envie de courir vers la sortie le démange évidemment, pourtant il accélère à peine le pas, penchant la tête vers elle pour lui glisser discrètement : – Panique pas, tu vas nous griller. Certes, les flics ont compris qu'il y avait un problème. Maintenant il faut encore qu'ils identifient les intrus et qu'ils comprennent où ils sont passés, puis qu'ils s'organisent pour les prendre en chasse. Ça leur laisse peut-être deux ou trois minutes pour s'en sortir. C'est peu, mais ça lui paraît jouable. Il espère parce qu'il n'a pas fait tout ça pour rien.

Ils parviennent à sortir du bâtiment et son regard se pose sur les voitures de police garées près de là, mais ils n'ont pas le temps d'essayer d'en voler une et ça ne ferait qu'empirer toute la situation, parce qu'on risque de les voir. Dommage – ça lui aurait plu. Il songe une seconde aux quelques voitures qui circulent tranquillement sur la route, mais il est à peu près sûr que le coup du « police, je réquisitionne votre véhicule » ne fonctionne que dans les films. S'échapper tout de suite lui paraît trop compliqué alors il choisit une autre tactique : se planquer. Sans trop réfléchir, il bifurque sur la gauche et se met à mener la marche, entraînant sa comparse avec lui. – Viens. Ils arrivent devant un immeuble, à quelques mètres à peine du commissariat. Et ça doit déjà être le branle-bas de combat de leur côté. – Ouvre. Il le ferait bien, mais avec ses mains toujours menottées dans son dos, il est coincé. Mais la porte ne s'ouvre pas, il faut manifestement un code – comme dans à peu près tous les immeubles, sauf que ceux auxquels il est habitué ont généralement les portes pétées. – Sonne partout balec, faut qu'on entre. Magne ! Il la presse, s'agitant autour d'elle en lançant des regards sur le bout de la rue, prêt à voir débarquer les flics à tout moment. Un gros bourdonnement électrique attire son attention quand quelqu'un finit par leur ouvrir. Ils s'engouffrent à l'intérieur sans attendre, la porte qui se referme lourdement derrière eux. Il se tourne vers sa camarade et la jauge un instant, avant d'esquisser un mouvement de menton dans sa direction. – Change-toi. T'as tes fringues pas vrai ? Alors remets-les et on jette ce truc. C'est la première étape s'ils veulent avoir une chance de filer. S'ils avaient été en plein jour ça aurait été parfait ; il leur aurait suffi de retourner dans la rue en se fondant parmi les passants et de disparaître ni vu ni connu. Mais il fait encore nuit et il n'y a pas foule dehors, alors ça ne sera pas pour tout de suite. – Attends, d'abord enlève-moi ça. Il vient se placer devant elle et lui tourne le dos, tendant ses bras en arrière, lui présentant ses menottes pour qu'elle les lui retire. Si on les retrouve trop vite, autant qu'il soit libre de ses mouvements pour avoir une chance de s'enfuir.

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MessageSujet: Re: la grande évasion (zaza)   la grande évasion (zaza) EmptyMer 8 Jan - 15:43

Quand elle fait demi-tour pour s'approcher de Seven, pas mécontente d'avoir réussi à embrouiller le flic et le convaincre qu'elle doit transférer un détenu, elle le retrouve en train de se livrer à une lutte ridicule avec un autre gars assit à côté de lui. Elle ralentit et l'observe, un peu perplexe. Ils sont vraiment en train de faire ça ? Elle soupire et lève les yeux au ciel, dépitée par l'âge mental particulièrement bas qui semble régner ici. Ce mec est pire qu'un gamin, c'est à se demander comment il a fait pour s'en tirer jusque-ici - probablement en abusant des gens sympas comme elle, Zaza n'en doute pas un seul instant. Elle l'interpelle et retient une remarque moqueuse sur leur comportement, mais ils n'ont pas vraiment le temps pour ça. Et vu ce dont est capable l'énergumène, elle craint qu'il n'apprécie pas - enfin ça elle en est totalement sûre en réalité - et qu'il lui réponde mal, se faisant alors remarquer d'avantage et elle aussi au passage. Et ça, c'est hors de question, pas alors qu'ils sont si près du but. Elle se contente de rester neutre et de lui "annoncer la bonne nouvelle", en l'incitant à se lever. Elle jette un petit regard noir au mec qui reste sur le banc, avec la furieuse envie de les secouer tous les deux pour leur demander ce qui peut bien leur passer par la tête - sûrement pas grand chose, justement. Elle voit Seven sourire à l'autre type et elle roule des yeux, blasée, tirant plus fort sur son bras pour qu'il se dépêche et de la suivre et qu'ils se tirent d'ici avant de déclencher une émeute à cause de ses conneries ou pour avoir provoqué le mauvais gars. S'il veut plonger, très bien, mais il le fera sans elle.

Ils sont à deux pas de la sortie et elle en profite pour lui glisser qu'il lui en doit une, après tout elle vient de le sortir d'affaire. Il ne répond rien, se contente de laisser flotter sur son visage de gamin insupportable un sourire qui en dit long sur le fond de sa pensée : elle aura que dalle. Elle plisse les yeux et le fusille du regard, frustrée mais pas vraiment étonnée. A quoi bon attendre quoi que ce soit en retour de sa part, il lui a largement démontré quel genre de personne il était. Mais Zaza le note dans un coin de sa tête, rancunière silencieuse. Avec les inconnus, c'est bien plus facile de l'être qu'avec certaines personnes.

Mais l'illusion d'une fin facile et heureuse est rapidement écourtée par une agitation près de leur cellule. Elle commence à paniquer et veut absolument accélérer le pas, presque prête à se mettre à courir. Mais Seven l'en empêche et se penche vers elle, le ton ferme. — Panique pas, tu vas nous griller. Elle déglutit mais prend sur elle et écoute son conseil, après tout, il doit mieux s'y connaître qu'elle en la matière. Elle tente de conserver son calme et son allure, mais ses mains deviennent légèrement moites sous l'effet de l'appréhension, le cœur qui bat fort dans sa poitrine, elle peut le sentir. Ils se retrouvent dehors, mais l'air frais de la nuit n'a aucun goût de liberté pour le moment. C'est plus comme un sursit, l'espoir d'une libération qui pourrait se faire piétiner d'une seconde à l'autre. Seven prend les choses en main et ça lui convient bien, elle le suit sans protester cette fois, lui accordant naïvement sa confiance. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire d'autre de toute façon ?

Il la fait bifurquer dans une rue et la mène jusqu'à l'entrée d'un immeuble, lui sommant d'ouvrir. Elle écarquille les yeux, ils sont au beau milieu de la nuit, elle ne va pas réveiller les gens en sonn-... — Sonne partout balec, faut qu'on entre. Magne ! Ah, visiblement si. Elle relâche son bras et s'active, son doigt descend toute la rangée de boutons, sonnant chez absolument tout le monde. Quand elle entend des micros s'enclencher, elle lâche bêtement un "c'est moi", en espérant que ça passe. Trois secondes d'attente et finalement, le bruit électrique du verrou qui s'ouvre. Ils s'engouffrent aussitôt et s'enfoncent dans le hall complètement éclairé désormais, afin de ne plus être visibles si jamais un flic venait à passer devant.

Elle respire à nouveau un peu mieux, se pensant déjà à l'abri et sortie d'affaire. Mais y a encore un problème : lui. — Change-toi. T'as tes fringues pas vrai ? Alors remets-les et on jette ce truc. Elle avait presque oublié ce détail. — Ah oui, merde, j'avais complètement zappé. Et, probablement à cause de l'adrénaline et la peur, elle se change rapidement, sans penser à se cacher ou le forcer à regarder ailleurs, elle n'y prête même pas attention, trop pressée de se débarrasser de cet accoutrement. Elle remet ses vêtements de civile, se retrouve avec les fringues de flics dans les bras et relève les yeux vers Seven. — Attends, d'abord enlève-moi ça. Aussitôt, Zaza change d'attitude. Elle le zieute de haut en bas, semblant hésitante. Finalement, elle fouille dans l'uniforme pour récupérer la clé. Elle s'avance vers le garçon, lui tend la clé, marque une pause et ouvre ses doigts, laissant la clé tomber à ses pieds. — Oups. Qu'elle lâche, d'une voix faussement désolée. Puis, elle lui offre le même sourire qu'il lui a fait quand elle lui avait dit qu'il lui en devrait une. Elle hausse les épaules. — Bonne chance pour la suite. Son sourire s'élargit encore plus. — Et de rien pour le coup d'main, Lucian. Elle se marre et fait demi-tour, filant d'ici rapidement tout en ignorant les protestations du garçon dans son dos. Elle l'a sorti du commissariat, elle a fait sa part et c'est déjà bien assez. Maintenant, puisqu'il est si malin, qu'il se démerde comme un grand. Elle se débarrasse des fringues dans une poubelle dans la rue et disparait en courant dans une ruelle adjacente, pressée de rentrer chez elle et d'en finir avec cette nuit interminable - et des plus inattendues.

rp terminé.

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- - J'ai le coeur si frais, viens plonger dans l'ivresse, viens on oublie tout de l'après.
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